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EMIGRATION - Le Fouta retrouve ses premiers émigrés : Place aux investissements Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
 

Ecrit par IBRAAHIIMA MALAL SAAR, le 27-09-2007 17:32

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Publié dans : Nguurndam Fulɓe, Expatriés


EMIGRATION - Le Fouta retrouve ses premiers émigrés : Place aux investissements

Au moment où l’émigration clandestine des jeunes plonge les pouvoirs publics dans la crise, des émigrés, de retour au pays, prennent en main le destin de leur localité en réalisant de gros investissements.

Des décennies après que les premiers Foutanké aient pris le chemin de l’expatriation, le visage de l’émigration tend à changer. Les vieilles valeurs qui prônaient la construction de belles maisons comme l’unique baromètre de la réussite sociale de l’émigré, tendent à disparaître de nos jours. Et après avoir construit écoles, centres de santé, maisons communautaires, collèges et lycées, on assiste aujourd’hui à l’émergence de véritables acteurs du développement et ce, dans les zones les plus reculées du Fouta. Une approche nouvelle qui a contribué à l’avènement d’investisseurs soucieux de prendre en charge le développement d’une région très rarement présente dans les préoccupations des autorités de l’Etat.

Au nombre des précurseurs de cette tendance, les émigrés de Orkadiéré qui se sont lancés dans des investissements conséquents destinés à favoriser le développement de l’économie locale. Demba Samba Sy dit Bess, après 45 années passés en Afrique centrale, plus précisément au Congo Brazzaville, est revenu dans son village d’origine pour réaliser un ambitieux projet : l’hôtel Bilbassi qui étend ses ailes d’un blanc immaculé au bord de la route nationale 2, au cœur du village de Orkadiéré. Une présence qui ne manque pas d’étonner plus d’un voyageur car, à 60 km du pôle économique de Ourossogui, le pari semble risqué même si pour Demba Sy, il ne s’agit là que de l’expression d’une volonté affirmée de développer une localité et au-delà, une région entière. «Ce n’est pas pour gagner de l’argent, mais pour aider les populations», martèle Bess.

Et cette réalisation, la dernière après la station-service, la boulangerie électrique et l’agence de transfert d’argent, fait souffler un vent de modernité dans cet espace encore plongé dans la torpeur de sa riche histoire de capitale du royaume des Dényanké. L’hôtel Bilbassi, avec ses 12 suites, ses 30 chambres et sa salle de conférence de 400 places, consacre la réussite financière de celui que l’on appelle «Bess» depuis un jour de 1994, quand toute la communauté des Sebbé en fit son guide.

Âgé de 63 ans, Bess, nostalgique, se souvient encore de son départ pour le Congo réalisé dans des conditions rocambolesques. «N’ayant pas le prix du passage, je me suis glissé clandestinement à bord d’un bateau en partance», raconte-t-il. Le débarquement au port de Brazzaville marque pour le jeune homme de 17 ans qu’il était, le début d’une success-story qui place le vieux chef traditionnel au rang des mythiques milliardaires du Fouta, aux cotés des Yoro Basse, Silèye Guissé et autres. Des antécédents qui lui permettent de jeter un regard compréhensif sur ces jeunes désespérés du «Barca wala barsakh» car pour Bess qui «ne risque rien n’a rien».

Son pari gagnant débute avec la vente de la montre qu’il portait au poignet. Les 3 000 francs recueillis lui permettent alors de jeter les bases d’un petit commerce. Un commerce qui n’a cessé de prospérer et qui le ramène aujourd’hui parmi les siens, drapé des habits d’un investisseur désireux de changer le destin de son village.

Comme lui, Harouna Dia du village de Wendou Bosséabé situé à 5km de là, n’entend pas rester les bras croisés. Ingénieur hydraulicien installé au Burkina Faso, Harouna Dia a investi le secteur agricole. Et grâce à ses efforts, les femmes de Wendou exploitent un champ d’une superficie de 18 hectares. Là, les cultures maraîchères prospèrent en même temps que les revenus des femmes grâce aux techniques moderne d’arrosage avec goutte-à-goutte et tourniquets. Raison pour laquelle, le généreux donateur met la dernière main à un autre aménagement agricole de 60 hectares et d’un coût de 300 millions de francs Cfa que les hommes du village pourront exploiter à leur tour. Le frère du bienfaiteur de Wendou Bosséabé réaffirme ainsi la volonté de son frère de «changer les mentalités en amenant chaque chef de famille à s’investir dans son propre champ afin de construire sa maison et ainsi, tourner le dos à l’émigration».

 

 

 

 

Auteur: Mame Woury Thioub    


   
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