TABITAL PULAAGU DE BRUXELLES « LA JOURNEE CULTURELLE PEULE, LE COMPTE –RENDU D’UN PARTICIPANT »
C’est devenu une tradition, cette année encore Tabital Pulaagu s’est donné un rendez-vous à Bruxelles, dans la prestigieuse université (ULB) : l’organisation et le programme étaient à la hauteur des attentes. Durant toute cette journée du 07//07/2007, Tabital a affirmé et réaffirmé l’identité culturelle et linguistique des Peuls. Il a posé de nouvelles visions, de nouvelles stratégies et de nouveaux programmes pour pallier à tous les problèmes auxquels est confrontée la communauté peule. Des difficultés qui touchent l’ensemble des domaines de la vie économique, sociale, politique et culturelle. Tous les discours étaient caractérisés par un esprit à la fois d’attachement aux valeurs de la culture peule ; mais aussi à celui d’une ouverture qui épouse des valeurs qui marquent aujourd’hui notre époque, notamment, les valeurs de la démocratie, de la justice et de la liberté. Mais le TABITAL n’a pas oublié aussi d’évoquer ses valeurs de l’islam. Des valeurs d’ailleurs qui déterminent et cadrent toute attitude et tout agissement de l’homme peul. L’islam fait partie de l’identité et de la personnalité du peul. D’où la nécessité de prendre ces valeurs de l’islam en compte.
LES INTERVENTIONS A/ La parole du président.
Les différents conférenciers ont développé leurs interventions sur les nombreuses problématiques dont souffre aujourd’hui la communauté peule. Des problématiques qui sont liées à leur mode de production économique, à leur organisation politique, à leur vie sociale, à la défense de leur langue pulaar (fulfulde) et à d’autres défis qui concernent leur diaspora.
 Alpha amadou diallo, président de TP C’est dans ce sens après avoir exprimé sa joie et félicité les participants, le président ElHAJ ALPHA AMADOU DIALLO a retracé les conditions historiques et géopolitiques et qui ont donné naissance à l’organisation internationale peule : TABITAL PULAAGU.
B/ LA CONFERENCE DE L’HISTORIEN GUINEEN: THIERNO DIALLO
La conférence de l’historien et professeur a porté sa marque sur le public tant sur le plan du contenu que sur celui de la méthodologie, surtout dans un domaine aussi compliqué qui est celui de l’histoire. Durant de longues minutes, il a exposé les différentes théories sur l’origine des Peuls. Une origine qui d’ailleurs, demeure très controverse et qui a fait couler beaucoup d’encre. C’est sur une veille carte, qu’il a retracé les très nombreuses migrations des peuls d’est en ouest, du nord au sud. Une fois encore le grand professeur a fait comprendre au public le rôle et l’importance de l’histoire dans l’identité d’un peuple .Car, elle constitue une partie de sa personnalité, une dimension de sa culture, bref, elle est l’âme du peuple. A la fin de son intervention, il a exhorté la diaspora peule de ne pas se fixer dans les pays européens, américains et asiatiques. Tout leur effort, elle doit le porter vers leurs pays d’origine, précisément l’Afrique.
C/ LA CONFERENCE DU MINISTRE SENEGALAIS: MR . ABDOUL MALAL DIOP
Pour A.M.DIOP, si l’histoire (taarik) et la culture (pinal) constituent des facteurs essentiels dans la connaissance de soi, dans la quête d’une identité et dans la maîtrise du pouvoir ; l’économie n’en demeure pas moins.
En paraphrasant K.MARX, en substance qui disait que les infrastructures déterminent les supra-structures, A.M.A.DIOP n’était pas loin de cette vision dans son analyse des problèmes auxquels sont confrontés les peuls. Pour lui seule l’économie est apte à pouvoir changer les conditions sociales, politiques et culturelles d’un peuple Dans son Mamadou Alpha entendement, il est tout à fait urgent et fondamental de redonner à l’économie toute sa place et toute son importance au sein des activités de la société.
Pour atteindre cette fin, il faut que la communauté peul repense et réfléchisse sur les possibilités de transformation de son économie, qui jusque là, fonctionne à la manière traditionnelle. Il faut radicalement changer les méthodes de gestion de cette économie, en l’adaptant et en structurant en fonction des besoins, des impératifs et les réalités du monde moderne. Cette transformation exige une réorganisation qui doit se situer à plusieurs niveaux, notamment dans les méthodes de travail, dans les types de relations ou de coopérations, dans l’organisation des associations, dans la réalisation des projets et dans les objectifs des investissements. Ce travail vise non seulement à moderniser cette économie mais surtout à permettre à ceux qui l’exécutent de devenir eux même, les détenteurs des moyens de productions .C’est-à-dire permettre à ces gens d’avoir leurs banques, leurs usines et leurs entreprises. Ces moyens leur permettent de se départir d’une économie substantielle mais aussi de se doter d’une économie productrice de grandes richesses. (Incitation au travail)
Tout en rejoignant l’historien, A.M.DIOP, a réaffirmé la nécessité pour la diaspora peule de réaliser de grands investissements dans leurs pays d’origine. C’est une solution pour lui d’aider les pays africains de sortir de leur sous-développement, mais surtout d’éviter à ces milliers d’hommes et de femmes de s’abîmer dans la mer en espérant de rejoindre « L’ELDORADO » européen.
D/ LA CON FERENCE DU MAURITANIEN : N’DIAYE-KANE
Heureusement à BRUXULLES, il y’a pas une dictature de la pensée unique : tout le monde n’est pas obligé d’accepter et de penser de la même manière .IL y a débat, il y’a discussion et il y a de la confrontation.
La conférence du mauritanien, précisément l’homme de TEEKAAN, si dans un sens enrichit le débat, le natif de TOORO dans un autre sens, ne partage pas les points de vues de l’historien guinéen et du politique sénégalais sur la relation que la diaspora doit avoir avec les pays dans lesquels elle vit.
Pour KAN, la diaspora peule doit aujourd’hui tenir compte des nouvelles réalités dans les pays d’accueils, surtout les contraintes qui pèsent sur elle, sur leurs familles et sur leurs enfants qui sont d’ailleurs nés et ont grandi dans ces nouveaux milieux. Partant de cette réalité, il faut reconnaître que, ces milieux font partie désormais, de leur univers culturel, de leur éducation et définissent, dans un sens, leur personnalité.
Par conséquent, c’est dans ces milieux, que la diaspora doit chercher à prendre pied, doit chercher à intégrer, tout en participant à toutes les gestions des affaires de la cité. En prenant part, très intensément à toutes les activités politiques, économiques et sociales des pays d’accueils: pour lui, elle ne doit pas se marginaliser. Monsieur N’DIAYE –KANE, voit ces pays d’accueil, comme étant l’avenir de ces enfants issus de la diaspora. Même si Monsieur Kane ne prône pas une rupture radicale avec le cordon ombilical qui lie les enfants avec leurs pays d’origine, il pense que l’intégration dans ces milieux serait le meilleur choix, pour éviter à ses enfants de vivre encore de nouveaux problèmes.
Cependant, Monsieur KAN, n’est pas un adepte d’une aliénation culturelle ou d’un renoncement de soi et de ses valeurs. Mais, il préconise, ce que nous pouvons appeler une intégration partagée. C’est-à dire accepter de partager ses particularités, ses singularités linguistiques, culturelles, culinaires… avec les autres, mais tout en s’ouvrant aussi aux richesses de vos semblables. C’est qui peut apparaître comme une « philosophie du donnant-donnant.
C/ POUR UNE UNIFICATION DES PARLERS PEULS
En somme, ces longues heures de communications, et de débats ont posé des programmes, des méthodes et d’opinions qui peuvent être des possibilités de solutions aux problèmes que la communauté peule connaît actuellement. Le musicien mauritanien Mammadou Dème En vérité, l’objectif principal de TABITAL PULAAGU se situe beaucoup plus au niveau de la langue, de son enseignement, de sa vulgarisation et surtout l’unification de ses différents parlers, exprimés par des millions d’hommes et de femmes dans des endroits géographiquement éloignés les uns des autres. Ce travail pour qu’il reflète une dimension scientifique, qu’il ait des règles objective ; il est nécessaire de mobiliser de grands talents, de grandes compétences qui proviendraient de toutes les disciplines scientifiques confondues. Cette fin requiert aussi une organisation large, sérieuse et très méthodique. LE TABITAL s’est donné ce programme et cet objectif. D/ UNE SOIREE RICHE EN MUSIQUE La journée est clôturée par une nuit de concerts. Des chanteurs de grands talents, de voix d’or et aux ongles d’argent ont fait vibrer la salle ….où s’était massée une grande foule. MOUHAMED BAH de Serra-Léone; DOURA BARRY de Guinée ; MAMADOU DEM de la Mauritanie; MALICK PATHE SOW et FADAL AISSATA du Sénégal ; ont accompagné la foule en délire jusqu’à tard dans la nuit. (Lire l'article en pulaar)

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jaarde
Ecrit par: juulde woon (Invit ) le 02-04-2010 16:13
yo alla wallu
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