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JAKKAA FULƁE

* Ena waɗɗii








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Huutoro innde maa walla waccoore maa ngam seŋaade e lowre ndee. So a alaa konte, aɗa waawi winnditaade.


Hay gooto seŋaaki

2048 winnditiiɓe
0 Hannde
0 Ndee yontere
133 Nduu lewru
Cakkitiiɗo: elhadj

Widewooji maantaaɗi..



Lowe Fulɓe e geese

Onon dariiɓe dadiiɓe ngam tabitinde pulaar e geese, oɗon njettaa njettoor mo alaa ɗo haaɗi! Ɓeydee darnde, yo Alla hokku-on nguurndam haa kaaɓon!

Ɗemngal Pulaar [Le Peul]
L’orthographe et la question dialectale en peul Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Dernière mise à jour : ( 04-08-2007 )
 

Ecrit par Administrateur Pulaagu.com, le 04-08-2007 15:31

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Publié dans : Les News, Langue et linguistique Pulaar


L’orthographe et la question dialectale en peul

 

(...) L’orthographe d’une langue ne repose que sur une convention d’écriture. Cette convention est, certes, motivée, voire justifiée au double plan de la grammaire et des pratiques dialectales, pour les langues à dialectes comme le fulfulde. Mais, en tout état de cause, l’orthographe ne saurait être considérée comme un dogme, encore moins comme un carcan.

ImageEn général, l’écriture rend compte des préoccupations grammaticales, voire de l’étymologie même des mots dans une langue. Si l’on se réfère, par exemple, à l’orthographe française actuelle, on se rend compte du poids de cet aspect étymologique qui la rend si "compliquée" aux yeux des francophones. L’orthographe anglaise n’est pas plus simple. En allemand, ce sont des syntagmes entiers qui sont écrits "en un_ seul mot". En arabe, l’orthographe est très dépendante de la grammaire, notamment de la morpho-syntaxe : le passage du singulier au pluriel, la fonction d’objet directe, la préposition introduisant le complément, etc., sont autant de facteurs qui déterminent la forme de la vocalisation que prend le mot. C’est ainsi que pour quelqu’un qui maîtrise bien la langue arabe (dans sa sémantique et sa grammaire) peut aisément se passer de la vocalisation des mots à la lecture. On pourrait citer d’autres exemples.

L’orthographe est une convention, mais une convention adaptée selon les langues, car chaque orthographe a une fonction et une utilité précises pour la langue en une période donnée de son histoire. La langue peule (pulaaiYfulfulde) est une langue atomisée en dialectes, mais elle conserve l’avantage d’une forte unité du fond lexical (1), surtout au niveau des items radicaux. Cette unité fondamentale favorise l’intercompréhension relative des locuteurs, à travers les parlers, mais elle offre aussi une base propice pour toute forme de standardisation ultérieure, celle de l’orthographe notamment. Quand on parle de l’orthographe, on parle aussi, bien entendu, de la séparation des mots.

Sur ce plan, nous sommes d’avis qu’au stade actuel de l’histoire de la langue, la dimension dialectale permet de régler, par-delà la grammaire, les questions liées à l’orthographe. Par exemple, au niveau du Sénégal, nous avons eu à décider d’une forme de séparation des mots qui améliore une disposition particulière du décret cité ci-dessous. Il s’agissait de la liaison entre le pronom personnel de la première personne du singulier am avec l’élément qu’il détermine.

Ainsi, selon le décret, il devait être « collé » au mot qu’il détermine. Exemple : Hooram « ma tête » pour hoore am. Tottam (donne-moi) pour tottu am comme le veut la pratique dialectale du nord Sénégal. Mais, en tenant de la réalisation phonétique des parlers du Sud (Fulakunda, Gabou, Guinée, etc.), il a été proposé de laisser la forme écrite : Hoore am et tottu am. Quitte à ce que les locuteurs-lecteurs du Nord fassent la liaison à la lecture. C’est là un des cas des multiples exemples où la dimension dialectale actuelledétermine certaines dispositions du système orthographique.

Historique : de Vajami aux caractères latins

Le pulaar a connu, à notre connaissance, comme la plupart des langues africaines des pays islamisés, l’écriture sous la forme ajami (2) - qui a toujours cours aujourd’hui - depuis fort longtemps. En effet, les érudits arabisants ont tôt senti le besoin d’exprimer certaines préoccupations culturelles et religieuses propres à leur civilisation à travers l’écrit dans leurs langues premières que sont les langues africaines. C’est ainsi que chants et poèmes religieux ont souvent été écrits en translittération arabe des sons de ces langues. Mais, à l’évidence, l’inadaptation des langues négro-africaines au consonatisme arabe posera problème : en témoigne l’usage excessif des signes diacritiques qui affectent les caractères arabes dans les versions langues africaines. De plus, il n’y a pas d’harmonisation unitaire dans l’emploi de ces signes diacritiques. Par exemple, la nasale palatale « h » (gn) sera notée non seulement de façon différente du wolof au pulaar (pour ne parler que du Sénégal) mais même d’un pulaar écrit à un autre.

La conférence de Bamako de mars 1966, sous l’égide de l’Unesco, a marqué un pas important dans l’histoire de l’orthographe de certaines langues africaines. A l’époque, l’adoption des caractères dits « latins » a permis de doter plusieurs langues africaines de caractères orthographiques communs, unifiés et ultérieurement harmonisables. Le pulaar adoptera cet alphabet dit de l’Unesco, avec les caractéristiques suivantes : les palatales sont notées sous forme de digraphes : on aura « ty », « dy », « ny », etc., à côte des glottalisées « bh », « dh », « jh », par exemple.

Plus tard, dans un souci de simplification, surtout pour respecter le principe idéal de "un signe = un son et vice-versa", on a changé les digraphes en lettres simples, à partir des claviers européens. On aura ainsi, par exemple, « c, j, n... » à la place de « ty, dy, ny », au Sénégal du moins, les pays orientaux préférant garder toujours le « ny » (on y reviendra plus bas). De même, « bh », « dh », « jh » seront respectivement remplacées par « v, z, q... », puis par « v, q... » sous les touches-claviers de certaines lettres latines. La nasale vélaire « h » sera conservée sous sa forme phonétique (Api) (3).

Divers décrets ont été pris dans les pays poulophones pour fixer l’orthographe et la séparation des mots dans la langue. Pour ce qui est du Sénégal, on peut citer le décret 71-566 du 21 mai 1971 relatif à la transcription des langues nationales, abrogeant et remplaçant le décret 68-871 du 24 juillet 1968.

Pour le pulaar, c’est le décret 80-1049 du 14 octobre 1980 quia fixé l’orthographe et la séparation des mots. Juste après la parution de ce décret, le projet promotion des langues mandingue et peul (Mape) (4) vit le jour, avec l’ambition de renforcer les orientations des systèmes orthographiques de deux grandes langues transfrontalières africaines (Afrique de l’Ouest), en appuyant l’harmonisation des orthographes sur la base de l’éclairage des pratiques dialectales, ainsi que l’enrichissement lexico-terminologique de ces langues.

C’est ainsi que la pratique de terrain, les éclairages dialectaux notamment, ont apporté beaucoup de changements aux dispositions de ce décret. Sans remettre en cause la validité de ces dispositions, la pratique actuelle a découvert et a ajouté beaucoup d’autres éléments renforçant l’orthographe de la langue.

Le projet Mape a joué un rôle essentiel dans l’harmonisation de l’orthographe du pulaar/fulfulde. Cependant, l’écriture de la langue n’en a pas moins connu de problèmes, de débats, de rencontres d’harmonisation et même parfois des formes de tiraillements - qui nous semblent évidemment peu utiles -qui continuent de marquer l’histoire de cette orthographe. Le projet Mape a eu pour avantage d’aider plusieurs pays partageant les deux langues ci-dessus désignées à harmoniser leurs orthographes.

Les problèmes

Pour ce qui est de l’orthographe du pulaar/fulfulde, on peut dire que jusque-là, nous avons eu la chance d’avoir une orthographe latine harmonisée, par-delà les distances géographique et dialectale, au moins depuis les années 1980 (cf. projet Mape et suite). Nous pouvons parler plutôt de divergences mineures qui ne sauraient entraver aujourd’hui l’écriture, l’édition et les publications en pulaar/fulfulde.

(...) Rappelons d’abord les dispositions de la dernière réunion internationale consacrée aux problèmes de l’orthographe, entre autres, celle de l’atelier de Niamey de novembre 1997, sous l’égide de la Dse. Les pays suivants étaient représentés : Burkina Faso, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria et Sénégal (en plus d’un expert linguiste venant d’Autriche).

Voici, en résumé, les dispositions de Niamey 1997 :
L’alphabet : il a été décidé de considérer toutes les lettres utilisées par chacun des pays et donner la latitude à chaque pays de continuer à travailler avec les lettres qu’il a choisies. Exemple : (-_, ny, x).
La segmentation des mots fulfulde : après des discussions contradictoires, il a été retenu que les pronoms personnels post-posés qui débutent par une consonne doivent être séparés du verbe qu’ils suivent par un trait d’union. Exemple : « ngar-mi » (je vins), « ndokku-moo-mi » (je lui donnai).

Les pronoms personnels post-posés qui sont représentés par une voyelle ou commençant par une voyelle se collent au verbe qu’ils suivent. Exemple : ngaraa (tu viennes), ngaren (venons, nous venions), ngaron (vous venez, vous veniez).

Le pronom personnel en position de complément est séparé de l’élément qu’il complète, même si, dans la prononciation, la liaison est faite. Exemple : « puccu am » (mon cheval).

La longueur vocalique dans les désinences verbales ainsi qu’en position finale de certaines particules dictomodales et des classificateurs est pertinente. Par conséquent, il faut en tenir compte. Ainsi, les particules « duu », « fuu », « boo », « faa », « haa », etc., sont écrits avec la voyelle longue.

Les classificateurs à finale vocalique déterminant le nom sont aussi écrits avec la voyelle longue. Exemples : « nduu suudu » (cette case-là)/ « suudu nduu » (la case, cette case) et « ngoo wuro » (ce village-là)/ « wuro ngoo » (ce village, le village). Mais, en fonction pronominale, ils sont écrits avec la voyelle brève. Exemple : « Wuro ngoo, ngo eggii » (ce village, il est vidé de ses habitants). « Wuro ngoo, o anndaa ngo » (ce village, il ne le connaît pas).

On avait aussi proposé que l’on ne note plus la glottale « ’ » qu’entre deux voyelles, pour tenir compte des réalisations des parlers orientaux et occidentaux : fa ’de (aller vers) serait écrit faade, ovw’(il dit)/oy/’(il vit), etc., seraient écrits wii, yii, par exemple.

Il y a d’autres .points qui posent problème tels que :
le retour à une forme d’alphabet antérieure (z, v, etc., exemple de Médina Gounass au Sénégal).
la persistance de ïajami (en Guinée surtout) et l’existence de nombreux textes en ajami. Ce qui constitue, certes, une richesse à exploiter, mais comment ?
une volonté latente d’une orthographe "arabe" pour le pulaar (cf. conférence de Dakar de 1999).

Nous ne parlons pas de la systématisation de la gémination de certaines consonnes en séquence dans les parlers orientaux ; ce que nous n’appliquons pas à l’Ouest, par exemple. Dans récriture, nous tenons compte d’une certaine information morphologique, au stade actuel de la pédagogie du fulfulde. Exemple : « o wad tii » (pulaar)/ « o wattii » (fulfulde) « il a refait ».

Tous ces problèmes devraient pouvoir faire l’objet d’une étude sérieuse et de recommandations consensuelles unitaires pour la bonne orthographe de la langue.

Suggestions et recommandations

Avant tout, nous sommes d’avis qu’il faut harmoniser, unifier et standardiser l’orthographe de la langue peule, avec les caractères latins. Il ne sert à rien de continuer et de perpétuer encore plus de dispersion, par-delà les différences dialectales.

Il est nécessaire aussi de créer et d’unifier un clavier électronique du pulaar/fulfulde sur les ordinateurs. Ce qui existe aujourd’hui - les mêmes lettres sous des touches et des combinaisons différentes selon les concepteurs - ne favorise pas l’unité et la fonctionnalité internationale de la langue.

Nous pouvons voir, avec des experts qualifiés, les voies et moyens de cette uniformisation. Cela est techniquement possible, sur le plan informatique. Il y a d’ailleurs des initiatives qui commencent à se faire jour dans ce sens (5).

Dans la perspective d’une meilleure utilisation du fulfulde dans le multimédia, il est nous semble important aussi de commencer à harmoniser la terminologie « officielle » du Tabital Pulaagu, en commençant par les deux propositions suivantes :
La langue peule s’appellerait désormais, dans la terminologie du Tabital Pulaaku International (Tpi) fulfulde. Les raisons qui justifient notre proposition ici sont qu’entre les divers noms de 4a langue peule (pulaar, fulfulde, fula, fulani, peul, etc.), la forme fulfulde est sans doute la plus correcte aux plans morphologique, sémantique et dérivationnel. Il serait bon que ce terme soit généralisé au plan multimédia (informatique, e-mail, Internet, etc.). Quitte à ce que, sur le plan dialectal et régional, les locuteurs continuent d’employer le terme qui est le plus familier.
Dans le nom de l’organisation Tpi, la forme pulaagu serait préférée à pulaaku. Car, \e nom étant formé dans la classe « ngu » (indépendamment des connotations qui réduisent généralement l’usage de cette classe), le suffixe de classe - « gu » est bien plus correct. On systématiserait donc Tabitatal Pulaagu International.

Du problème dialectal

L’existence des dialectes est aujourd’hui inévitable. C’est normal et même enrichissant. Mais il faut standardiser ce qui peut l’être, progressivement, et dans la mesure du possible. Il faudrait, par exemple, une bonne circulation des textes (niveau sous-régional), des dictionnaires monolingues dialectaux et interdialectaux, des échanges du genre coédition de mêmes ouvrages, des échanges sur les modules et manuels didactiques, etc. Ceci pour aboutir, pour ainsi dire, à un "déverrouillage dialectal" progressif. Il serait utile aussi d’avoir un dictionnaire général monolingue pluridialectal sur le Net où chaque pays, chaque dialecte peut apporter des enrichissements progressifs. Chaque utilisateur pouvant consulter et/ou enrichir le dictionnaire selon un modèle standard convenu.

1) Cf. Dictionnaire pluridialectal des racines verbales du peul par Christian Seydou & al, .Paris, Kaarthala, 1998. 2) Ajami : forme de translitération fortement "diacritée"par l’alphabet arabe (le terme a même quelque connotation péjorative). 3) Api : Association phonétique internationale. 4) Projet Mape : Projet de promotion des langues mandingue et peule, qui a duré de 1980 à 1990. Le projet englobait tous les pays africains où les deux langues sont parlées : Sénégal, Mauritanie, Mali, Gambie, Guinée-Bissau, [on notera que la république de Guinée n’y était pas, mais a rejoint le projet plus tard], Cameroun, Niger, Burkina Faso, etc. 5) A l’Université de l’Etat du Michigan (Usa), il y a déjà des spécialistes qui travaillent dans ce sens dans le cadre d’un projet appelé Matrix qui fait beaucoup de choses sur les langues africaines.

Mis à jour le 1er avril 2002

 


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Daartol Alkule Pulaar Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Dernière mise à jour : ( 14-08-2007 )
 

Ecrit par IBRAAHIIMA MALAL SAAR, le 02-08-2007 21:55

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Publié dans : Les News, Langue et linguistique Pulaar


DAARTOL BINNDI PULAAR

Eɓɓo winndude pulaar hecci gawri! Gila dawaa dawi, annduɓe e haralleeɓe ena kuutoro maale ngam toɗɗaade geɗe walla golle keeriiɗe. E ɗemɗe Afrik ɓaŋnge hirnaage, ko binndol Hawsaŋkoore adii eɓɓeede winndeede. Nde wonno alkule keriiɗe ngalaano e oon sahaa, ko alkule Aarabeere kuutortenoo ngam winndude ɗemngal ngal. Ngol binndol ɓurnoo anndireede ko binndol "Ajami". Ajami haa hannde won ɗo huuortee e nokkuuji Afrik. Kono yoga e jaŋnguɓe ɗemɗe mum'en paytii e alkule goɗɗe.

Addi binndol Ajami ko jaŋnguɓe ɗemngal Aarabeere haa ɗiggini, njuurnitii tawi ena cokli winnude e ɗemngal Pulaar. Ooɗoon sahaa ko alkule Araabeere tan mbaawnoo huutoreede ngam winndude ɗemɗe ɗe cuwaano tawo winndeede. Ko adii fof, ɓeen annduɓe ena katojinnoo e winndude ngoƴaaji mum'en paytuɗe e diine wall pinal haa fayi e jaŋde fannuuji goɗɗi ganndal. Ko ɗum waɗi ɓe mbinndi jimɗi e jime diineyaŋkooje ngam huutoraade e ko wayi no Mawluud walla renndooji diine goɗɗi.

Kono, ɓooyaani fuɗɗaa seedeede wonnde wowlude Pulaar haydaani e alkule ɗe ɓe kuutortoo ɗee. Yeru: winndude "ƴoƴe" walla "ŋoŋɗi" waawata faamnaade tan ko tawa faaydetaake e koŋnguɗai goɗɗi. Ko ɓurnoo wonde caɗeele, ko winndooɓe ɓee kala ena luurdi e koye mum'en no mbinndirta Pulaar huwtoraade binndol Aarabeere.

E hitaande 1966 to Bamako, batu mawngu hawrii e gardogol fedde UNESCO (Feede Leyɗeele Dentuɗe daraniinde Jaŋde, gande e pinal). Nguun batu taaɓiima taaɓal mawngal fayde e ngootaagu mbaydi mbinndiin yoga e ɗemɗe Afrik. Ko oon saha alkule biyeteeɗe "latin" cuɓanaa yoga ɗemɗe yoo kuutoro. Ɗeen alkule njogorii maanaa ko waawde-ɗe huutoreede e mbaydi ngootiri yanti heen waawde-ɗe naftoreede e ɗemɗe ɗee kala.

Ko ndeen pulaar fanndini ɗeen alkule biyaaɗe alkule Unesco. Oon sahaa, alkule biyeteeɗe "palatales" ɗee mbinndirtenoo ko: (yeru: ), "" (yeru:), "" (yeru: ). Ɗeen alkule njannti e "" (yeru:), "" (yeru:), "" (yeru:).

,

ALKULE
YERU
"ty"
tyeerno, tyooke
dy
dyeeri, dyuko
ny

nyaanyooru, nyaamde

bh
bhirde, bhataake
dh
dhoyngol, dhooko
jh
jhoogde, jhiijham

Caggal oon sahaa, miijo heso joli yiɗde maande kala (alkulal) fota e wowlannde. Ko ɗum addi alkule ɗee limtu-ɗen dow ɗee kala lomtaa gonti:

ALKULE ƁOOYƊE
YERU
ALKULE LOMTIIƊE
ty
tyeerno, tyooke
ceerno, cooke
dy
dyeeri, dyuko
jeeri, juko
ny

nyaanyooru, nyaamde

ñaanyooru, ñaamde

bh
bhirde, bhataake
virde, vtaake
dh
dhoyngol, dhooko
zoyngoll,zooko
jh
jhoogde, jhiijham
xoogde, xiixam

Kuwle kaawɗe lelenaama e leyɗeele ɗo Pulaar huutortee ngam lelnude doosɗe ceerndugol koŋnguɗi walla mbinndiin. Eɗen mbaawi limtude heen kuwgal laamu Senegaal tg° 71-566 ngal 21 duujal 1971 lelnanoogal e dow nuɓɓudi binndol ɗemɗe ngenndiije. Ngal-ɗoon kuwgal lomtinoo ko ngal 68-871 24 morso 1968. Ɗemngal Pulaar, caggal ɗum, lelnanaa kuwgal 80-1049 ngal 14 yarkomaa 1980. Sakkitii ngaal kuwgal ko Eɓɓo ƴellitgol ɗemngal Pulaar e ɗemngal Mandeŋ (MAPE). Ngoon eɓɓo, wonnoo faandaare mum ko tiitinde e nanndinde doosɗe mbinndiin e ɗee-ɗoon ɗemɗe ɗiɗi mawɗe e nder duunde Afrik., tuugnaade e ngaddinaaji Fulɓe e nokkuuji kala. Eɓɓo MAPE addanii Pulaar/fulfulde e leyɗeele kala ɗo fulɓe ngoni jogaade doosɗe nanondiraade tawaa luural heewaani.

ena jokki...


Tags : pulaagu, pulaar, pulaaku, tabital, peuls, fulɓe, fulfulde, fulani, fulah, haalpulaar, toucouleurs, langues nationales, alphabétisation, Fouta, Fuladuu, Adamaawa, Macina, Hampathé, Ba, sarr, sow, wodabe, sénégal, mauritanie, mali, guinée, malick pathé sow, thioubalel, murtuɗo, forum, discussion, yeewtirde, pulaar, pulaagu
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Nafoore binndol Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Dernière mise à jour : ( 06-08-2007 )
 

Ecrit par Administrateur Pulaagu.com, le 02-08-2007 21:20

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Publié dans : Les News, Langue et linguistique Pulaar


Nafoore Binndol (Yero Dooro Jallo)

ImageDemɗe fof poti: binndaaɗe ɗee e ɗe mbinndaaka, kono binndol ne ɓeydana ɗemngal liraade e waawdeyaajde, foti koe ceekorɗe ɗemngal ngal maa ko luɓaade e ɗemɗe goɗɗe gooba ɗum. Kono Ala e sagongal jogoo doosɗe cembolinɗe ɗo ngal tuggii, e njuɓɓundi coɗiindi ndii ne maadina yiɗde kaaloowo.
E pirlitogol naŋngondiral e ɓetirɗe mum. Ko e ɗum ngal jaŋngotoo, ngal walla ɓiɓɓe maggal. Gila ko ɓooyi, leƴƴi puɗɗii winndude ɗemɗe mum’en, kumta heen ngooɗelaaji mum’en nyallal. E reen’de heen gannde mawɓe adiiɓe, gila ɗo wonnoo nate haa wonnti diidi e alkule. So a yiiliima bateeji (ɓarakke) ngenndiiji ɓooyɗi, ko wayi no Misra e Baabila e Siin, ma’a yiy ko ɓe kuutorto-noo e ɗiin yonntaaji ɓooyɗi.
Ko sakkitii koo, ɗemɗe keewɗe mbinndiraa-ma kiram e nyemmbude woɗɓe, e pompondiral hakkunde leƴƴi jiɗɗi yahrude yeeso. Nde ɗi njiy-noo ɓesnoore binndol, ɗi mbaɗti haawanaade e yiɗɓe haɗde woɗɓe ndee moƴƴere, ɓe ngaaɓna e hakillaaji mum’en ɗemɗe pulaar e neediiji mum e tinndi mum. Ndee winndannde ari ko e mbaadi laaɓndi; ceeri mayri ina futtiɗi kaarndi ndiyam.
ImageE hettere leydi payndi, ngamndi ko nde nguura hakkillaaji dimi foti ko fulɓe ma ko yiɗɓe ƴellitaade e maggal. Ko’nde mbootu ndenndinngu e ceŋɗi mayre denndaangal pulpule fulɓe e nganndiinaaji mum’en. Gila foŋngo maayo Geec Atlanntic to hirnaange haa e foŋngo maayo to fuɗnaange, ko nde weeɓnde jaŋngude, welnde rewindaade e nyaawooje doosɗe mayre.
 Nde fiɓaaki, nde jikaaki, nde jiiɓaaki; foti ko e coɗol walla ko e nyaawooje. Foti ki e kawral fulɓe e nyaawooje haala walla ɗo ɓe luurdi e nganndiin pulaar, nde joopoo-ɗum ko laaɓti.Ɗum jiidaa e ko nde maaltari famɗude tumaraŋkooje. So wonaa lor, ɗemngal e yonnta ɗaɓɓi ko raɓɓiɗi tan; nde wonno ketuuɗo nde oo wonaa tumaraŋke.
Te fonndaani e jullaare , nde timmii nde toŋaani, nde yurtiima nde wuubaaki, fotii reɗɗaaki ngam faaɗde saka ɓeydee; hawrii fotii e joom-mum. So tawii ko yonnta ari tawi lenyolwoni ko e yolnde, nder jeerennde moraande, tawi ko ceeɗu pulum, toni fof ina cumi, ɗomka e mbooy , majjere kulol e yiɗde daɗde ina ndaara codɗdite ɗaɗi jokkondiral maɓɓe hela ƴiyal maɓɓe, pinal ngenndiiji mawɗi ina ceeni ceelseele no ponyɗicoŋngooji , ma nde won faabo e njogitaari lenyol nde sukka footere mawnde nde njaldetenoɗen. Nde safra nyawu waasde woodeede binndannɗe arti noon e dosɗe haala, ko nde ŋabbirgal jettinoowal to rommet ngenndiiji e peeral mum’en.
Ndeen jaakre e ngaannumma njehii nganntaa artu; yo lenyol ɓamtu daande mum dow. So tawii ko baŋnge goɗɗo, nde yeebaaki tawaaɗe fulɓe e doygol mum’en e battin’gol e leƴƴi goɗɗi, foti ko koɗdaaɗi walla ko garɗi tawi, e batte piɓle diine. Ko nde winndannde mawnde nde wonaa tiitoonde arooɓe e yonntidaaɓe yiɗɓe wallude dewnyinnde lenyol haa yahra yeeso.

Yoo Alla ɓooynu Yero Dooro Jallo hakkunde men, rokka ɗum cellal e softeende ko ina ɓeyda fooynude laawol men.

Yero Dooro Jallo ko pullo ferlaŋke; o jeyaa ko Lummbol sara Raneeru: to Fuuta Toro.

 

Senegaal, nyande 10 Siilto 1975.


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